Da berak deskiñ brezhoneg ? - Pourquoi apprendre le breton ?

Digor eo ar bajenn-mañ da destennoù a bep seurt gouestlet d'ar brezhoneg, perok en deskiñ ? - Cette page est dédiée à des pièces de toutes sortes dédiées au breton, Pourquoi l'apprendre ?


Betek-hen n'eus nemet daoù bennad met o c'hortoz re nevez emaomp !

- Testenn Marhina :

Gabrielle ha Césarine, mes deux grands-mères chéries, vous qui m’avez parlé et chanté en breton, toute mon enfance, oui grand merci "Mémère" et "Nénène" !
Les bases étaient solides, mais quand on ne pratique pas on oublie ...
Aujourd'hui je retrouve peu à peu cette langue, qui n est pas " ma yezh vamm , met memestra yezh ma mamm ".
Ha surtoud yezh ma zud kozh !
Kenderc’hel a ran da zeskiñ ha derc’hel a riñ, a viskoazh, ha da viken !

- Testenn Mariannig :

Apprentie en deuxième année, je ne suis pas encore en mesure de m'exprimer en langue bretonne, mais je commence a pouvoir lire, écouter, et découvrir toute sa magie.
Originaire de l'Est, les péripéties de ma carrière m'ont conduite à Vannes dans les années 2000, et j'ai commencé de me rendre très régulièrement dans le Finistère, à Plonevez-Porzay.
Un de mes patrons, originaire de Bénodet, m'avait souvent vanté la beauté de la Bretagne. Il y avait un bateau qui s'appelait Eole. Un jour il était arrivé au bureau le nez cassé et le visage tuméfié. Naviguant en solitaire, il avait pris un bon coup de bôme !
C'était un fonceur, et pareil au boulot, il m'a appris énormément de choses et surtout à ne jamais renoncer.
C'est en son souvenir que j'ai décidé d'étudier la langue bretonne.
En outre, mon prénom m'y avait sans doute prédestinée.
J'apprécie énormément l'excellente ambiance de notre groupe d'apprenants à Kalon Plouha et la patience bienveillante de notre professeur.
Ce sont de nouveaux horizons qui se dévoilent, a travers des sons, des mots, des poèmes et des gwerz. Quelle découverte !

- Testenn Jakez :
Jakez : An hini a zalc'ho !

Pourquoi et comment j'ai démarré l' apprentissage du breton?
2014: année charnière pour moi: pré-retraite et déménagement en Bretagne terre de mes ancêtres. Des choix existentiels : y-a-t il une vie après la vie active ?
Une idée ou plutôt plusieurs idées me trottaient dans la tête.
Un grand-père et une grand-mère paternels ( tad-kozh ha mamm-gozh e-berzh ma zad) nés à Brest ; un arrière -grand-père maternel ( tad-kuñv a-berzhma mamm) né à Lanrodec près de Guingamp et Chatelaudren ? Quoi de plus naturel comme introspection bretonne que de me plonger la généalogie et l' apprentissage du breton.
La généalogie n'a été qu' effleurée pour le moment mais, concernant le breton, alors que mes connaissances étaient inexistantes ( les ascendants partis pour la plupart en région parisienne avaient abandonné la langue), dès mon arrivée à Plouha , en consultant le guide des associations, je suis entré en contact avec Kalon Plouha et démarré l' apprentissage du breton seulement quelques mois après mon installation. Une première année avec Philipe/Fulup dense , laborieuse ( «  labour » toujours «  labour »)mais pleine de moments de joie et de bonne humeur.Le défrichage d'un terrain vierge avec beaucoup de plaisir. Une suite avec Kolina pendant trois ans , autre méthode mais tout aussi sympathique.
Ensuite 2 ou 3 ans avec Daniel , une autre dynamique , une autre adaptation mais constamment une bonne ambiance.
Désormais avec le jeune Divi depuis cette nouvelle année scolaire ; là encore pleine d'entrain, d'humour et de bons moments .
Des doutes m'effleurent depuis le début quant à ma capacité à ingurgiter la langue de mes ancêtres mais toujours lissés grâce aux différents enseignants successifs et aux collègues/élèves. Je m' accroche , je tiendrai ( me a zalc'ho !).
C'est bien de ne pas rester dans la routine et ,cerise sur le gâteau , depuis quelques mois , une rencontre /causerie hebdomadaire avec des bretonnants dans un café à Plouezec ( Ploueg ar Mor) . Quel accueil chaleureux et quelle bienveillance pour un néophyte comme moi : de l' aide quand je ne comprends pas bien et des découvertes d'histoires ou d'histoire au sens large. Et que dire de mes échanges avec les autres membres de mon cours avec Divi !
C'est encore difficile de m'imprégner totalement quand personne ne parle la langue dans mon entourage mais je m' arme de patience ; le breton ne s'improvise pas ,il se mérite mais que de découvertes , ne serait-ce que par les noms de lieux et leur signification. Allez , yerch'ed mat !


- Testenn Fañchig a vez graet Mevel an Ti dioutañ! - Texte de Fañchig que l'on appelle Mevel an Ti !

Après avoir mis sur le site un premier texte correspondant à une expérience vécue en breton, un instant parmi d'autres, j'ai constaté que les contributions arrivées depuis dans cette rubrique étaient plus personnelles et directes. Il ne s'agit pas seulement de répondre à la question pourquoi apprendre le breton mais pourquoi j'ai appris le breton ? En complément de ce premier texte “SimoneWeilien” où le breton s'affirme par une présence naturelle et discrète dans un monde indifférent, la question revient: Pourquoi, moi, j'ai appris le breton ?
Cette question est encore une fois SimoneWeilienne. Le Sacré, ce qui nous fait nous tourner vers le Beau, le Juste, le Bien, est en chacun de nous et non dans la société. Apprendre le breton est donc une question éminemment personnelle
Les événements actuels en Nouvelle-Calédonie ramènent à ma mémoire les critères de l'identité canaque proposés à l'époque où je cherchais dans le Pacifique des courants marins favorables aux thonidés; avoir une grand-mère dans une tribu. Ce critère a conforté mon identité bretonne dans les années 80 !
J'avais bien une grand-mère née à Noyal-Pontivy dans une tribu bretonne qui fut anéantie durant la grande guerre. Lorsque son père fut démobilisé, sa femme et son fils étaient morts, et ses deux filles confiées aux religieuses qui recueillaient les nombreux orphelins de l'époque.
Un souvenir de misère noire de ma grand-mère qui contrastait avec la beauté et l'opulence des meubles que son père ébéniste avait réalisés de ses mains dans un style propre à l'avant-guerre. Il mourut peu de temps après.
J'étais donc breton selon la loi canaque. Mon épouse l'étant depuis des générations et des générations, notre faire-part de mariage fut rédigé en breton. Nous étions les premiers dans la famille à manifester un intérêt pour la langue. Peut être aussi les plus anti-guerre, les plus écolos.
J'achetais à 18 ans ma première méthode de breton à Plouha. Il n'y en avait qu'une, celle du père Visant Seïté. Le breton, langue aux références sacrées ! Ivonig o pediñ war bez e dad-kozh ! Yvonnic priant sur la tombe de son grand-père !
En 1992 Kalon Plouha était créée. Le breton et l'environnement étaient les deux pierres de fondation. Nous sommes toujours là et ceux qui tombent sont remplacés. Atav, Bepred, Dalc'hmat ! Toujours, Toujours, Toujours!

Un texte SimoneWeilien sur la résilience. Re hir moarvat, re lennegel, ...Na petra ! Trops long certainement, trop littéraire, .... Na petra !
Istorioù 'n Ifig - Sentiñ, labourat ha Chom peoc'h ! Klikit amañ Cliquez ici !